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01 juin 2016

Loi Travail : un nouvel élan avec plus de salarié-es, jeunes, privé-es d’emploi, retraités dans l’action !

La votation citoyenne organisée par les 7 organisations
syndicales doit permettre à tous les salarié-e-s, jeunes,
privé-e-es d’emplois, retraité-e-s et citoyen-ne-s
de s’engager dans la mobilisation.
PARTICIPEZ-Y EN DÉPOSANT LE BULLETIN DE VOTE !

Communiqué de lancement de la votation citoyenne

Rassemblement le 2 juin
Cherbourg au pont tournant de 12h00 à 14h00
et signature de la votation citoyenne
sur le marché et dans les entreprises (tract)

27 avril 2016

28 AVRIL : RETRAIT de la Loi travail

Motion de l’AG de l’UD FO Manche du mardi 26 avril 2016

Après-demain, les syndicats FO de la Manche seront mobilisés comme le 31 mars pour exiger le
retrait du projet de « loi Travail ».
Ce projet est à l’évidence le projet de régression sociale le plus grave de ces dernières décennies, et
un symbole de la politique libérale menée par le gouvernement au nom du patronat et des directives
européennes.
Si le gouvernement essaie de réformer et de réécrire le code du travail, ce n’est pas pour créer plus
d’emplois ni pour accorder plus de sécurité aux salariés comme il le prétend, mais pour supprimer
toutes les contraintes et offrir toutes les libertés aux entreprises, au nom de la rentabilité et du profit.
L’objectif de cette loi Travail : livrer des pans entiers du droit du travail, définis collectivement par
des décennies de luttes et de négociations, à la seule volonté des chefs d’entreprise. Selon eux, le
code du travail, les conventions collectives, les statuts, et donc les droits collectifs des travailleurs
sont des freins à l’emploi et la cause du chômage ! C’est pourquoi Gattaz pour le MEDEF demande
au gouvernement de les supprimer.
La loi Travail, c’est la fin de la hiérarchie des normes et du principe de faveur, qui fait que
s’appliquent les dispositions les plus favorables du code du travail, de la convention collective ou de
l’accord d’entreprise.
A la place, un modèle qui n’a plus rien de social et qui assurera la suprématie de la négociation au
niveau de l’entreprise, là où les salariés sont les plus vulnérables. Un modèle qui sous-traite aux
employeurs la quasi totalité du droit du travail.
La loi Travail, si elle est votée, réduirait en miettes le principe républicain de l’égalité de traitement
et des droits collectifs pour livrer les salariés au chantage permanent, aux pressions, à la précarité,
au chacun pour soi.
Le contrat de travail est un lien de subordination entre le salarié et le patron, compensé et
rééquilibré par le code du travail, les conventions collectives, et les accords d’entreprise.
La contre-réforme organisée par le gouvernement, c’est la remise en cause de ce rééquilibrage du
rapport de force dans l’entreprise.
Ils veulent imposer un modèle libéral : la « soumission librement consentie », comme chez Smart
où les salariés ont «volontairement» consenti, le pistolet sur la tempe, à travailler plus pour gagner
moins.
Alors, ce qui s’est passé chez Smart en 2015, et qui a servi de laboratoire à la remise en cause du
code du travail, serait demain, avec la loi Travail, la règle pour l’ensemble des travailleurs du privé
et ensuite du public.
Ce qui est donc en jeu avec ce projet de loi, c’est la disparition pure et simple d’un ensemble de
droits collectifs applicables à tous les salariés quel que soit leur lieu de travail, quelle que soit la
taille de leur entreprise.
Mais aussi ce qui est en jeu :
- ce sont les 35 heures qui ne seraient plus qu’une simple référence
- c’est la durée quotidienne et hebdomadaire qui pourra être augmentée
- c’est la majoration des heures supplémentaires qui pourra être diminuée
- c’est le temps de travail qui pourra être modulé sur 3 ans : disparition des heures supplémentaires
- ce sont les salaires qui pourront être négociés uniquement tous les 3 ans
- c’est la généralisation des accords de chantage à l’emploi : on pourra choisir entre moins de droits
et son emploi
- ce sont les licenciements économiques qui seront encore facilités et simplifiés
- c’est le licenciement abusif légalisé
- c’est la médecine du travail qui disparaîtra peu à peu.
La loi Travail, c’est demain chacun pour soi, chacun dans son coin !
La loi Travail, c’est chaque salarié seul face à son patron, aux pressions, au chantage à l’emploi !
Alors oui, avec la jeunesse qui parle de son avenir, aujourd’hui c’est « FO Manche debout » pour
dire : retrait de la loi travail !
Et nous devons dès maintenant, partout où c’est possible, discuter des suites et des formes à donner
pour bloquer le pays si le gouvernement persiste et ne retire pas son projet.
Adoptée à l’unanimité avec 1 abstention
Hauteville sur Mer – 26/04/16

motion FO Manche 2016.pdf

25 avril 2016

TOUS EN GREVE LE 28 AVRIL !

  • La déclaration préalable doit parvenir à l’Inspection 48 heures à l’avance au moins, comprenant un jour de classe (jour ouvré).
    • Grève un lundi jeudi soir dernier délai
    • Grève un mardi vendredi soir dernier délai
    • Grève un mercredi dimanche soir dernier délai
    • Grève un jeudi lundi soir dernier délai
    • Grève un vendredi mardi soir dernier délai
  • La déclaration préalable peut être adressée par courrier par mail académique ou par télécopie.
  • Si vous envoyez votre courrier par la poste, attention aux délais d’acheminement.
  • La déclaration doit indiquer le nom et le prénom et la date de la grève déterminée par le préavis de grève.
  • Rien n’oblige d’utiliser un modèle fourni par l’administration qui demanderait plus de renseignements que la simple déclaration individuelle.
  • Le directeur n’a pas à faire de déclaration par école.
  • Sont concernés par cette déclaration préalable tous les collègues responsables d’une classe.
  • La déclaration d’intention n’oblige en rien le collègue à se mettre effectivement en grève.
  • Conservez un double en cas de litige.

 

 

Tract intersyndical pour la grève et manifestation du 28 avril.

Pour le RETRAIT pur et simple du projet de loi travail dit "El Khomri".

Cherbourg : 10h30 statue de Napoléon.

tract 28 avril 2016 intersyndical.pdf

29 mars 2016

Tract MANCHE 31 MARS

Le tract MANCHE 31 MARS d'appel à la manifestation pour faire reculer le gouvernement !

http://50.force-ouvriere.org/Tous-en-greve-contre-La-Loi

 

Tract_Manche_V2_310316.jpg

23 mars 2016

31 mars : Retrait de la loi El Khomri !

Le Bureau du SNUDI FO 50 exige le retrait du projet de loi travail El Khomri.tract-FNEC-31-tous-concernes.jpg

Cette loi s'attaquerait à la fois :

- aux salariés du privé contre toutes les garanties collectives en les soumettant à la plus grande exploitation patronale,

- aux salariés du public avec la mise en place du PPCR (Parcours professionnel des carrières et rémunérations) dans la Fonction publique.

- pour tous, privé et public, la mise en place du CPA (Compte personnel d'activité) qui donnera à tous les salariés un parcours individualisé, incompatible avec la défense de leurs droits collectifs par les syndicats.

Il invite tous les collègues à se réunir dans leurs écoles, à examiner le tract et la plaquette 4 pages d'analyses ci-dessous pour préparer ensemble et participer à la grève inter-professionnelle appelée le 31 mars avec la confédération FO et les syndicats appelant au retrait de la loi El Khomri.

double greve 31-03-2016.jpgLe syndicat invite les retraités, les syndiqués disponibles à participer sous les banderoles FO aux manifestations des lycéens et étudiants qui se mobilisent aussi pour le retrait de cette loi. Ce sont les salariés de demain, ils sont donc directement concernés par cette loi. Et comme syndicat enseignant, nous avons la responsabilité de les soutenir et les protéger.

Attention : renvoyez avec votre email académique la déclaration préalable d'intention de grève (formulaire ci-dessous) avant vendredi 25 à minuit.

FNEC-tract%2031%20mars.pdf

4%20pages%20Loi%20travail.pdf

formulaire-greve-dsden50.pdf

rassemblement heure coins450.jpg

09 mars 2016

4 pages spécial Projet de loi El Khomri : ni amendable, ni négociable

Avec ce 4 pages spécial FO, faites-vous une idée précise de ce qu'est réellement le projet de loi "El Khomri" :

4%20pages%20Loi%20travail.pdf

Les rassemblements du 9 mars 2016 contre la loi "El Khomri"

Dans la Manche, avec FO, les rassemblements du 9 mars 2016 auront lieu à :
‪#‎Cherbourg‬ à 16h30 place de la République ;

#‎SaintLo à 16h30 devant la Préfecture ;

‪#‎Granville‬ à 18h Cours Jonville ;


‪#‎Caen‬ : intersyndicale à 12h devant la Mairie pour converger à 15h Esplanade de la Paix (info à vérifier pour Caen : contactez-nous pour précisions)

Nous y serons ; soyons nombreux pour ne pas laisser seuls nos jeunes qui voudraient se défendre contre les nouvelles attaques du gouvernement vis à vis du code du travail.
la FNEC FP FO 50

05 mars 2016

"Projet El Khomri" : Rassemblement à Cherbourg le 9 mars

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L'Union départementale FO de la Manche a été destinataire de l'appel par la CGT et Solidaires pour un ‪#‎rassemblement‬ le 9 Mars prochain Place de la République devant la Mairie de Cherbourg à 16 h 30 pour "le retrait du projet El Khomri".

L'UD FO Manche et le SNUDI FO 50 relaient et soutiennent l'appel à ce rassemblement.

Alors les enseignants du primaire, si on venait tous mercredi après-midi ?

Ajout : rassemblement aussi à Avranches place Littré à 14h.

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27 janvier 2016

Succès de la grève du 26 janvier

Après la grève du 26 janvier
Hier 26 janvier, dans l’Education nationale en particulier, la grève a été importante. Dans les collèges, pour l’abrogation de la réforme du collège et pour la valeur du point d’indice, plus de 50% des professeurs étaient en grève, davantage qu’aux trois grèves précédentes. Loin de diminuer, la mobilisation est à nouveau montée d’un cran. Dans les écoles et les lycées, la grève a été suivie de manière importante, plus de 30% de grévistes dans les écoles. Les personnels de toutes catégories ont exprimé avec netteté qu’ils refusent le blocage des salaires, qu’ils refusent la mise en oeuvre de la refondation de l’école avec les rythmes scolaires, avec la réforme du collège, avec l’école des territoires, avec la réforme territoriale et la mutualisation des services, avec les fusions d’universités, avec la régionalisation de la formation professionnelle initiale et continue, avec les remises en cause incessantes des garanties statutaires et les suppressions de postes dans tous les services et établissements.
Le mécontentement et le malaise sont profonds.
Avec tous les fonctionnaires de tous les ministères, avec tous les salariés, les personnels de l’Education nationale n’en veulent plus !
Hier 26 janvier, les personnels de l’Education nationale ont exprimé ce mécontentement et ce malaise avec des centaines de milliers de fonctionnaires -à l’appel des fédérations de fonctionnaires FO, CGT, Solidaires avec le soutien de la FSU-, avec le soutien des confédérations FO et CGT. Ils ont exprimé par la grève et la manifestation leur volonté de mettre un coup d’arrêt à la politique du gouvernement de blocage des salaires et de saccage des services publics par l’aggravation sans fin de la politique d’austérité et la multiplication de contre-réformes.
Imperturbable, la ministre n’entend rien, elle ne dit rien, elle ne parle pas de la grève, elle pratique la politique de l’autruche, elle truque les chiffres de grévistes, elle refuse de recevoir les organisations syndicales du second degré, elle pratique « son » dialogue social et refuse d’entendre les revendications.
Conformément à toute la politique d’austérité du gouvernement qui utilise l’état d’urgence pour aggraver sa politique d’austérité et remettre en cause le code du travail, elle prétend continuer !
Pour la FNEC FP-FO, les enseignants et toutes les catégories de personnel sont fondés à se poser la question de tout arrêter pour être enfin entendus.
Ni les mensonges, ni les campagnes d’opinion, ni les mesures d’intimidation n’ont empêché l’expression de ce malaise profond appuyé sur des revendications précises : les personnels n’en peuvent plus.
Dans ces conditions, le débat à l’ordre du jour des assemblées générales, des réunions d’information et des instances syndicales, n’est-il pas celui de se préparer à tout arrêter, à tout bloquer pour être entendus ?
Montreuil, le 27 janvier 11h

21 janvier 2016

« La loi de Refondation clouée au pilori »

Ce sont ceux qui ont porté la Loi depuis 2013 qui le disent :

« Une réforme ne peut s’appliquer que si les acteurs se l’approprient ».

Or, le rapport du Comité de suivi (présidé par Yves Durand, député PS du Nord, rapporteur de la loi sur la refondation de l’école) de la loi de refondation publié le 13 janvier dernier sonne comme un aveu : la refondation et son cortège de contre-réformes ne passent pas.

Le rapport pointe la mise en oeuvre « difficile » voire « extrêmement difficile » de cette loi.

La loi de Refondation est rejetée par les enseignants

« Le comité de suivi 1 ne peut qu’être frappé par l’insuffisance de l’appropriation de la cohérence de la loi par les enseignants. »

Ce n’est pourtant pas une découverte. Depuis le rejet du décret sur les rythmes scolaires dès janvier 2013, jusqu’à l’exigence d’abrogation de la réforme du collège par les enseignants avec leurs syndicats, la Refondation de l’école a réalisé l’unité des personnels contre elle. Résistance qui fait craindre au comité de suivi que cela ne compromette la mise en oeuvre de la loi.

Comment expliquer autrement que la réforme des programmes, la mise en place des nouveaux cycles et du socle commun, aient été repoussées à la rentrée 2016 ?

Le problème de l’école, c’est le manque de moyens

Le jargon technocratique ne saurait masquer la réalité. « Ainsi, concernant l’efficience des dispositifs, elle est difficile à évaluer eu égard à la sous-affectation des moyens, avec un effet de décalage entre le discours officiel rappelant l’importance de l’investissement programmé et le réel, les postes n’étant pas tous effectivement pourvus. »

Traduisons : personne n’est dupe, les 60 000 postes affichés par la loi n’ont d’existence que dans les slogans ministériels. La vérité, c’est que les classes sont pleines à craquer, les écoles et les établissements de plus en plus sous tension.

Un bilan désastreux

Le tableau dressé par le rapport n’est guère plus reluisant lorsqu’il s’agit de la formation des enseignants, dont le cadrage national reste « insuffisant », pas plus que sur d’autres aspects comme « la priorité au primaire, peu à peu diluée en tant que priorité. »

« D’où un sentiment important de déception et des attentes encore très fortes », souligne le document parlementaire.

C’est le moins qu’on puisse dire. Les personnels de leur côté n’ont pas attendu les conclusions du comité de suivi pour faire ce constat sur la loi de Refondation qui a :

- aggravé les inégalités,
- désorganisé les conditions de travail,
- appauvri les enseignements,
- mis à mal le statut des enseignants pour achever la transformation de l’école républicaine en école des territoires.

Dans ces conditions, la loi de Refondation doit être abandonnée

Comme tous les services publics républicains, l’école n’échappe pas à la politique d’austérité : salaires bloqués, postes fermés, contre-réformes destructrices.

Il s’agit d’arrêter cette politique en construisant le rapport de force indispensable. C’est l’objectif de la grève du 26 janvier qui lie les fonctionnaires sur l’augmentation des salaires et les enseignants du 2nd degré sur l’abrogation de la réforme du collège.

Tract grève Fonction publique du 26 janvier : pourquoi faire grève ?

Le tract départemental d'appel à la grève  est ici : tract MANCHE 26 janvier2016.pdf

Appel intersyndical unitaire dans le 1er degré : ICI

Prenez connaissance de l’appel national unitaire (FO , CGT, SUD) : ICI

 

Pourquoi faire grève le 26 janvier ?

- Pour l’augmentation du point d’indice de 8 % au moins,

- Contre le gel des salaires,

- Pour l’abandon des réformes territoriales, du collège, de la santé, des rythmes scolaires …

- Pour l’abandon du projet de décret sur les obligations de service des PE

- Contre la convention Elus/Rectorat de gestion des postes d’enseignants

Prenez connaissance de l’appel national unitaire (FO , CGT, SUD) : ICI

La mobilisation s’amplifie. La FSU a exprimé son soutien et le SNUipp a lancé un appel national à la grève.

D’autre part, 15 syndicats du 2nd degré appellent également à la grève le 26 janvier pour l’abrogation de la réactionnaire réforme du collège.

Votre déclaration d’intention de grève doit parvenir à votre IEN AVANT samedi 23 janvier minuit,

par courrier, par fax ou par mail (en utilisant impérativement votre messagerie professionnelle en prénom.nom@ac-rouen.fr).

STOP à la baisse du pouvoir d’achat et à la diminution du salaire net !

L’évolution du salaire des enseignants

Rappelons que la carrière (grille indiciaire) des PE est identique à celle des professeurs certifiés.

En 1982 un professeur certifié en début de carrière percevait 1,8 fois le SMIC. En 2012, il percevait seulement 1,13 fois le SMIC.

En 1982, un professeur certifié en fin de carrière percevait 3,48 fois le SMIC. En 2012, il percevait seulement 2,54 fois le SMIC.

Depuis 2010, notre salaire net baisse chaque année

Depuis 2010, notre salaire net baisse chaque année en raison de l’augmentation continue de la retenue pour pension résultant de la contre-réforme des retraites ; pour mémoire, la cotisation « retraites » est passée de 7,85 % en 2010 à 9,94 % en 2016 et la contre-réforme prévoit 11,10 % d’ici 2020.

En septembre 2010, un Professeur des Ecoles adjoint au 6ème échelon percevait 1 804,90 € net mensuels (en zone 3).

En janvier 2016, il ne touche plus que 1 757,97 €, soit une diminution nette mensuelle de 46,93 € alors que les prix n’ont cessé d’augmenter !

Si les traitements avaient suivi l’inflation de 8 % enregistrée depuis 2010, un PE au 6e échelon percevrait aujourd’hui 1 949,29 € par mois, soit 144,39 € de plus qu’en 2010.

Et le ministère de l’Education Nationale avec l’appui de certains syndicats, a osé présenter l’ISAE, c’est à dire les 2 X 200 € brut soit 340 € net (pour une année !) comme un cadeau grandiose, alors que cela ne compense même pas les pertes !

En Allemagne, en Grande Bretagne et en France

Quand un Professeur des Ecoles gagne 31 163 euros en moyenne tout compris, son collègue britannique perçoit 38 654 euros et son homologue allemand, 52 417 euros ! (source OCDE)

Budget 2016

Au budget de l’Education Nationale, 116 millions sont prévus pour « reconnaître l’engagement des personnels » et « revaloriser » la rémunération, soit 9 € mensuels par personnel.

Et pourtant, de l’argent, il y en a… L’État lui-même abonde les dividendes des actionnaires avec le « Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi » !

La manne du CICE

Le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) est une mesure du gouvernement Ayrault pour soutenir les entreprises. Cela représente 20 milliards d’euros par an pour l’État.

Le résultat a été une explosion des dividendes versés aux actionnaires, ce crédit d’impôt permettant aux entreprises de colossales économies sur les rémunérations des salariés et non à restaurer les investissements et la compétitivité, comme cela avait été prétexté pour justifier ces cadeaux du Trésor public aux grandes entreprises.

Pour nos salaires, contre l’austérité, tous en grève mardi 26 janvier !

20 janvier 2016

Annonce des dotations de postes 2016 : le tour de passe-passe !

A en croire la ministre, il y aurait déjà eu plus de 38 000 postes créés dans l’Éducation Nationale depuis 3 ans.

Cependant, les annonces d’abondance ne font pas tout au regard de la réalité.

En dépit des annonces budgétaires enthousiastes, c’est bien le pacte de responsabilité qui s’applique dans l’Éducation nationale, le premier des impératifs que s’est donné le gouvernement étant de faire baisser la masse salariale.

Dans le 1er degré, les 3 835 postes annoncés ne permettront pas :
- d’ouvrir des classes,
- d’alléger des effectifs (plus de 90 000 classes dépassent 25 élèves dont 7 700 plus de 30 élèves),
- de créer des postes de remplaçants ou spécialisés partout indispensables,
- de reconstituer les postes de RASED,
- d’augmenter les volumes de décharge de direction insuffisants,
- de rétablir les départs en stages CAPA-SH.

Ces postes sont réservés en grande partie
- à l’éducation prioritaire ;
- aux dispositifs territoriaux (plus de maîtres que de classes, scolarisation des moins de 3 ans )
- de plus en plus soumis à la gestion par les élus au travers des convention type Cantal

Seulement 2 804 moyens supplémentaires d’enseignants dans le 2nd degré pour cette rentrée 2016... Or, 30 000 élèves supplémentaires sont attendus.

Lire l’analyse FO

et le détail des dotations pour le 1er degré

en téléchargement ci-dessous

programme_140_analyse-1.doc

budget_2016-communique_12_janvier.pdf

15 décembre 2015

Appel à la grève 26 janvier : Réforme du collège

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Réforme du collège : appel à la grève le mardi 26 janvier

Malgré 3 journées de grève nationales très suivies dans les collèges, une grande manifestation nationale et de multiples actions dans les établissements notamment à l’occasion des journées de formation, la Ministre persiste dans sa volonté de mettre en œuvre la réforme du collège à la rentrée 2016. De ce fait, elle maintient une situation de blocage qui l’oppose à la majorité des personnels.

 Les nombreuses remontées des bilans des journées de « formation à la réforme » qui ont été organisées dans les académies montrent clairement que le refus de cette réforme reste profondément ancré chez les personnels, que les réponses à leurs questions concernant la mise en œuvre concrète sont floues, imprécises ou dilatoires.

 Dans le même temps le ministère ouvre des discussions sur « le bilan des réformes du lycée », tout en annonçant qu’elles ne pourraient déboucher que sur d’éventuels ajustements techniques à la marge. Ces réformes ont été conçues selon les mêmes principes que la réforme « collège2016 » Sans doute est-ce la raison principale pour laquelle le ministère refuse, de fait, d’en faire un bilan sincère et de discuter de modifications profondes, pourtant nécessaires, dans l’organisation du lycée !

 L’intersyndicale réaffirme sa détermination à obtenir l’abrogation de la réforme et l’ouverture de discussions pour le collège sur d’autres bases. Elle appelle les personnels à amplifier la mobilisation :

- en continuant à s’opposer localement aux formations à la réforme en décidant collectivement de la forme de cette opposition ;

- en poursuivant les modalités d’action : refus de toute anticipation de la mise en œuvre de la réforme sous quelque forme que ce soit, motions, lettres aux parents, adresses aux élu-e-s, distribution de la carte pétition au Président de la république…

- en faisant, à partir de la réalité des DGH 2015, la vérité dans les établissements sur les DGH 2016 en préparation qui découlent de la réforme afin de défendre les postes, les conditions de travail des personnels et des élèves et de préparer les interventions sur les évolutions de cette dotation que la réforme impliquerait.

 L’intersyndicale, (le SNES-FSU, le SNEP-FSU, le SNFOLC, le SNETAA-FO, le SFSDPEP-FO, la CGT, la CGT de l’enseignement privé, le SNALC, le SNCL, le SIES, la CFE-CGC, le SUNDEP-Solidaires et SUD), pour monter d’un cran dans la mobilisation, appelle à la construction d’une grève nationale majoritaire le mardi 26 janvier 2015.

Elle appelle les personnels à se réunir en assemblées générales, en heures d’information syndicale pour organiser la mobilisation permettant de créer le rapport de force nécessaire pour gagner.

02 novembre 2015

AESH/AVS : Rassemblement et demande d'audience

Dans la Manche, le rassemblement prévu le mercredi 4 novembre à 14h30 à Saint-Lô devant la DSDEN50 sera suivi d'une audience auprès de M. Lhuissier, Inspecteur d'Académie. Un préavis de grève national couvre les personnels enseignants ou AESH la journée entière.

 

A l'attention de M. l'Inspecteur d'Académie de la Manche,

Dans le cadre de la journée nationale pour les AESH/AVS, nous souhaiterions vous rencontrer sur les problématiques habituelles de ces personnels précaires, pourtant si essentiels au bon fonctionnement quotidien de l'Ecole.

En effet, ceux-ci ont de réelles problématiques concernant leur place dans le système éducatif :

  • L'annualisation des contrats AESH ;
  • Le renouvellement des contrats AESH ;
  • Des salaires scandaleusement bas : entre 590 et 940 euros pour les temps partiels ;
  • Les années prises en compte pour la CDIsation ;
  • La formation diplômante annoncée.
Enfin, l'intersyndicale pose deux axes pour résorber cette précarité et permettre aux collègues AESH d'exercer sereinement leur travail :
  • Dans l'urgence, l’embauche des personnels en CDI AESH ;
  • L'ouverture de négociations pour la titularisation de tous par la création d'un corps de la Fonction Publique.

Une délégation constituée par des personnels et des représentants de l'intersyndicale CGT, FO, FSU et SUD éducation sera disponible le mercredi 4 novembre à 15h00 pour vous exposer les revendications des personnels.

Dans l'attente de votre réponse, veuillez agréer, M. l'Inspecteur d'Académie, notre attachement au service public de l'Education nationale.

L'intersyndicale

 

Co-voiturage au départ de Cherbourg  : parking Sernam (à côté de la gare SNCF) à 13h30.

Pour contacter le SNUDI FO 50 (enseignement primaire) :
Tel : 07 82 97 25 81
Mail : snudifo50@gmail.com

Pour contacter le SNFOLC 50 (enseignement secondaire) :
Tel : 06 63 04 69 70
Mail : snfolc50@gmail.com

16 octobre 2015

Conférence sur l' "Inclusion" : une mise au point nécessaire ?

Le "flash" de formation voulu par l'IA-Dasen au sujet de l'inclusion s'est déroulé pour plusieurs circonscriptions. 

Des centaines de collègues ont plus ou moins sagement assisté (de 17h à 19h15) à un exposé sur l'histoire et les chiffres de l'ASH, et à une projection sur la différenciation dans l'école inclusive.

Un premier élément qui ressort de ce moment d'acculturation, c'est que l'administration va demander aux enseignants d' "inclure" de plus en plus d'élèves en situation de handicap, y compris des handicaps lourds, a priori sur des journées entières, pourquoi pas à plein temps...

Aux exigences extrêmes de l'inclusion s'ajoutent bien sûr nos 20 ou 30 élèves habituels, avec ou sans handicap... Préparons-nous à réaliser l'impossible, la "casserole" est proche de déborder !

L'administration exprime l'idée qu'il y a trop d'AVS/AESH dans la Manche, que c'est un point négatif du département, pour les élèves inclus eux-mêmes bien sûr...

L'IEN explique aussi que la précarité des AVS/AESH, leur turn-over contraint est plutôt positif pour les élèves (!).

Pour FO : gardons-nous de faire un amalgame entre nécessité pédagogique d'amener les élèves à être autonomes d'une part, et statut précaire des AESH d'autre part ; il n'y a pas de lien entre les deux : on peut condamner que les affectations soient faites en dépit des besoins de l'élève tout en défendant la fin de la précarité des AESH...

Enfin, on a rappelé qu'il existe des aides pour la mise en oeuvre de l'inclusion : quelques ouvrages et les compétences des enseignants spécialisés des ITEP que nous pouvons solliciter par exemple par le biais des conseillers pédagogiques.

  • Pour FO, il est nécessaire de souligner que jusqu'à preuve du contraire, les enseignants d'ITEP ne sont pas des formateurs !
  • Pour FO, prendre en charge et enseigner à des élèves autistes ou à TED (troubles envahissants du développement) n'est pas un métier en soi mais nécessite de très solides compétences, qui ne s'acquièrent qu'avec un dispositif de formation très conséquent. Il ne suffit pas de décréter que les enseignants spécialisés sont des personnes-ressources pour régler cette question de la formation. Finalement, ce sont tous les PE qui devraient être formés à ce degré poussé de compétence en différenciation, étayage, capacité à innover en didactique...
  • Pour FO, il faut faire la promotion des structures existantes et lutter contre les engorgements à la source, en rétablissant des budgets légitimes pour l'avenir de l'école : ULIS-écoles, IME, SEGPA, ITEP, etc.
  • Pour FO, il faut soutenir les moments d'inclusion les plus fréquents possibles, reconnaître le professionnalisme des enseignants, laisser la liberté aux équipes de mettre en place les projets d'enseignement qui maximisent l'inclusion, mais en aucun cas il ne faut imposer l'inclusion massivement aux écoles !
  • Pour FO, il temps de revenir à une formation basée sur le partage de l'expérience et qui ne soit pas qu'un moment de transmission répondant aux besoins de l'institution.
  • Pour FO, il est urgent d'associer largement les personnels ASH avant tout, en proposant fréquemment des temps de concertation ASH par circonscription, sous forme de conférences pédagogiques spéciales ASH par exemple...

 

  • Pour FO, il est grand temps de poser les bases d'un statut de fonctionnaires pour les AVS/AESH, à l'instar des AVS "fonctionnaires territoriaux" de Cherbourg-Octeville, qui existent depuis plus de 15 ans ! Avec Sud, la Cgt et la Faen, FORCE OUVRIERE lance un appel intersyndical à un rassemblement en ce sens le 4 novembre téléchargeable ci-dessous.

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12 octobre 2015

Réforme du collège : intervention à l'issue de la manifestation du 10 oct.

http://www.fo-snfolc.fr/Intervention-de-Jacques-Paris

PDF - 107.9 ko

Le conseil supérieur rejette le projet de programmes de la Ministre

Les projets de nouveaux programmes (pour les cycles 2, 3 et 4) ont été examinés lors du Conseil supérieur de l’éducation, les 7 et 8 octobre.

 

Résultats des votes sur les projets de nouveaux programmes
18 Pour (dont CFDT, UNSA, PEEP)
21 Contre (dont FO, SNES-FSU, SNEP-FSU, CGT, SNALC)
12 abstentions (dont SNUIPP-FSU, FCPE)

 

Les bases de « discussion » ont été annoncées dès l’ouverture du CSE par le directeur de cabinet de la ministre : les programmes s’inscrivent dans le cadre de la loi Peillon de refondation de l’école et du Socle commun de connaissances et compétences. Dès lors que ce cadre était intangible pour le ministère, FO a refusé de s’inscrire dans une logique d’amendements ou de co-écriture du contenu des programmes.

 

Tout en défendant la position de rejet des textes, FO, avec les autres organisations syndicales (hormis CFDT et UNSA) a refusé la mise en place de l’intégralité des programmes dès la rentrée 2016. Or pour le ministère, échelonner dans le temps la mise en œuvre des programmes se traduirait par « la mise en péril des cycles » et mettrait à mal la « cohérence » avec la loi de refondation et le socle commun. Le ministère réunit le CSE pendant deux jours pour discuter des programmes mais, en réalité, il n’y aurait rien à discuter puisque toutes les règles sont fixées à l’avance !
La ministre de l’Education nationale applique les mêmes méthodes que le Premier ministre vis-à-vis des fonctionnaires : quand un accord ou un texte sont rejetés par les organisations syndicales, ils s’appliquent quand même ! C’est le fait du prince, c’est leur conception de la démocratie. C’est la fonction de leur « dialogue social » !
Mais c’est aussi un signe d’inquiétude : la mobilisation unie des personnels peut faire plier la ministre et le gouvernement !

 

Effectivement tout est lié : loi de refondation, rythmes scolaires, réforme du collège, socle commun, nouveaux programmes, décret Hamon… ce sont les pièces d’une même machine de destruction du cadre national de l’enseignement, des statuts nationaux.

 

C’est un fait, ce sont les compétences qui dominent dans ces projets de programmes. Les « compétences travaillées » y sont directement associées aux « domaines du socle ». La mise en œuvre du socle commun implique une évaluation par compétences, une pédagogie par projet, une suppression du redoublement, une orientation laissée aux familles, une progression des programmes par cycle décidée localement… Programme, progression, évaluation des élèves : tout serait décliné localement en parfait accord avec le processus de territorialisation de l’école engagé avec la loi de Refondation dans le cadre de la réforme territoriale.

 

Pour mettre en œuvre tout ce programme, il faudra multiplier les réunions de concertation et d’harmonisation, accroître considérablement le temps de présence des enseignants dans les établissements scolaires – ce que permet le décret Hamon du 20 août 2014 modifiant les obligations règlementaires de service des enseignants du second degré.

 

La mise en place d’un cycle 3, à cheval entre les premier et second degrés (CM/6ème) pose clairement le problème des échanges de services possibles entre PE et enseignants du second degré, de la multiplication des réunions de concertation dans un même bassin pour s’accorder en commun sur les progressions tout au long du cycle. Pour la FNEC FP FO, il est clair que la réforme du collège, et les programmes scolaires qui en découlent, préparent une dégradation significative des conditions de travail des PE et enseignants du 2nd degré, une remise en cause de leur liberté pédagogique.

 

Les intentions du ministère vis-à-vis de ces nouveaux programmes sont aussi éclairées par ses projets concernant les nouvelles modalités d’évaluation des élèves, notamment le DNB. 500 points sur 700 seraient consacrés à l’évaluation des huit domaines de compétences du socle et des Enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) et seulement 200 points à l’évaluation de l’enseignement disciplinaire. Le socle commun apparaît encore une fois, clairement, comme un instrument de casse des disciplines et de territorialisation de l’Education nationale. Le ministère estime s’être appuyé sur la consultation des enseignants pour « améliorer » les programmes ? Mais cette consultation a nettement fait apparaître leur attachement aux connaissances et à l’enseignement disciplinaires !

 

Les programmes sont la déclinaison logique de la réforme du collège que les enseignants rejettent massivement.
Omniprésence des EPI dans les volets consacrés aux « croisements entre enseignements », programmes disciplinaires infaisables du fait de la ponction de 20% dans les horaires disciplinaires au profit des EPI et de l’insuffisance des horaires disciplinaires. L’organisation des programmes par cycles (cycles 2, 3 et 4) remet en cause le cadre annuel des enseignements. C’est pourquoi FO a voté pour la suppression de toute mention à la réforme du collège (Pour - FO, SNES, SNEP, CGT, SNALC, Solidaires ; Contre – UNSA, CFDT, FCPE, PEEP ; NPPV – Snuipp-FSU) dans les nouveaux programmes.

11 juin 2015

Une grande majorité est opposée à la réforme du collège

La réponse du ministère :  « Les fondamentaux de la réforme ne seront pas remis en cause »

C'est bien l'abrogation qu'il faut !

(communiqué du SNFOLC)

Le 10 juin, le ministère convoquait un groupe de travail sur la « suite des textes » de la réforme. Le SNFOLC, le SNETAA-FO, le SNES, le SNEP, la CGT et SUD dans une déclaration commune ont rappelé « leur opposition à la réforme, leur demande d'abrogation des textes (décret et arrêté) et leur refus de toute négociation sur des textes d'application. Pour elles les discussions doivent impérativement déboucher sur l'écriture de nouveaux textes réglementaires (décret ou arrêté) intégrant les demandes des personnels. » La réponse du ministère : « la réunion est consacrée à la suite des textes, pas à la reprise des textes ». « Il n'est pas question que l'arrêté soit repris ».

Le texte de « discussion » proposé par le ministère le 10 juin est inacceptable : il confirme l'intégralité du décret et de l'arrêté publiés le 20 mai, au lendemain de la grève majoritaire au mépris des personnels.

O Il confirme l'autonomie des établissements

Le CA (dont il rappelle qu'il comprend les représentants des personnels mais aussi des collectivités territoriales et des usages -élèves et parents-) « arrête l'organisation des enseignements » découlant des grilles horaires (article 1 de l'arrêté et annexe), « des enseignements communs » (disciplinaires NDR), « des enseignements complémentaires » (AP et EPI, art.3 et 5) ainsi que l'utilisation de la dotation horaire supplémentaire de 2h45 (dédoublements, interventions croisées, langues anciennes, etc.) (art.5).

« L’établissement peut moduler de manière pondérée la répartition du volume horaire hebdomadaire par discipline (…) pour la durée du cycle » (art.10). « La forme courante d’organisation en classes peut être remplacée temporairement par d’autres formes de regroupement », l'EIST pourra être étendu en 5ème.

O Il confirme la suppression des classes bilangues (sauf quand si les élèves ont commencé l'apprentissage d'une langue autre que l'anglais avant la 6ème - art.8).

O Il confirme que les langues anciennes s'inscrivent dans le cadre des EPI (enseignement de langues et cultures de l'antiquité), complétées éventuellement par 1 h en 5ème et 2 h en 4ème -3ème (dépendant de la décision du CA).

O Il confirme donc que les élèves perdront une demi- année d'enseignement disciplinaire sur les 4 années de la scolarité au collège !

Cette réforme découle bien des 155 mesures du pacte de responsabilité. Le texte ministériel du 10 juin fixe pour mission aux enseignants « d'animer des situations d'enseignement ». Il fixe au collège comme seul objectif pour les élèves d'acquérir le socle commun « au meilleur niveau de maîtrise possible ». Quel aveu ! Les enseignants seraient des « animateurs » et il n’y aurait plus de niveau de connaissance à atteindre année par année dans le cadre de programmes nationaux !

Cette réforme, c'est le renoncement à instruire, c'est l'inégalité renforcée.

Pour les enseignants, c'est la réunionite sans fin, au nom du décret Hamon du 20 août 2014 qui abroge les décrets du 25 mai 1950.

C'est la régression sur toute la ligne !

Les parents d'élèves soutiennent largement la mobilisation des enseignants. Le SNUDI-FO, la CGT et SUD dans une déclaration commune considèrent « que la jonction des personnels du 1er et du 2nd degré est non seulement nécessaire mais qu’elle est à l'ordre du jour dans la grève pour l'abrogation du décret sur la réforme du collège mais aussi pour l'abrogation de tous les décrets instaurant la territorialisation dans l'Education nationale (PEdt - Rythmes scolaires...) »

Le SNFOLC entend tout mettre en oeuvre dans l'action commune à tous les niveaux pour obtenir l'abrogation de la réforme. Un préavis de grève national intersyndical couvre tous les jours du mois de juin. L'intersyndicale nationale se réunira dans les plus brefs délais pour décider des suites. Le SNFOLC invite les personnels à se réunir dans les établissements pour en discuter. Aujourd'hui 11 juin, dans le secondaire, nous sommes en grève nationale pour l'abrogation de la réforme à l'appel commun des organisations syndicales SNFOLC, SNETAA-FO, SNES, SNEP, CGT et SUD.

Nous ne lâcherons pas !

(communiqué du SNFOLC)

28 mai 2015

Réforme du collège :

FO, dans le cadre d'une large intersyndicale, s'oppose au passage en force de la réforme du collège dans cet appel intersyndical à la grève le 11 juin 2015 :

Les organisations syndicales SNES-FSU, SNEP-FSU, SN-FO-LC, SNETAA-FO, CGT Educ’action, SUD Éducation, SNCL-FAEN et SIES-FAEN constatent l’enfermement du ministère dans son maintien de la réforme du collège et son refus d’entendre les demandes des personnels d’enseignement, d’éducation et d’orientation du second degré.

Confirmant leur analyse commune de la réforme et des conditions de la publication des textes le 20 mai, elles appellent les personnels à amplifier l’action, en particulier le 4 juin, contre les textes publiés au lendemain d’une grève majoritaire dans les collèges, pour leur abrogation et la reprise immédiate des discussions sur l’avenir du collège.

Elles appellent à signer et faire signer massivement la pétition intersyndicale « Un autre collège 2016 ».

Elles appellent à une nouvelle journée nationale de grève et d’actions le jeudi 11 juin.

(cliquer ici pour la version pdf de l'appel intersyndical à la grève du 11 juin 2015)

TELECHARGEMENT : Déclaration intersyndicale du 10 juin FO, FSU, Sud, CGT

 

22 mars 2015

Grève interprofessionnelle et intersyndicale 9 avril 2015

Communiqué du SNUDI FO de la Manche

Pour le moment, le gouvernement refuse de répondre à nos revendications, à commencer par l’arrêt demanif.fo_.png la réforme des rythmes scolaires, l’arrêt du blocage des salaires et la création des postes nécessaires. Et de nouvelles annonces font craindre le pire, que ce soit en termes de dérèglementation avec la mise en place des PEDT (projets éducatifs territoriaux), ainsi qu’en termes de dotation en postes...

L’austérité et la dérèglementation doivent cesser !

TROP C’EST TROP ! TOUS EN GREVE LE 9 AVRIL 2015

manif_20150409_je_rejoins.jpgCette mobilisation interprofessionnelle représente un point d’appui considérable pour enfin bloquer toutes les attaques que nous subissons.
C’est pourquoi nous décidons dès aujourd’hui la grève le 9 avril prochain et invitons tous nos collègues à faire de même et à le faire savoir en listant leurs revendications.

Nos revendications :

  • l’augmentation des salaires et la fin du gel du point d’indice
  • l’arrêt de la réforme des rythmes scolaires, le maintien des garanties liées à nos statuts, NON aux PEDT (projets éducatifs territoriaux)
  • la création des postes nécessaires (ouvertures de classes, RASED, remplaçants...) pour donner la possibilité de rétablir et d’améliorer la formation initiale et continue
  • le retrait du pacte de responsabilité (qui correspond à la diminution des moyens alloués aux services publics en général et à l’Éducation Nationale en particulier. C'est donc des fermetures de classes, des classes surchargées, la disparition des RASED et de l’Enseignement spécialisé, de moins en moins de TR, la dégradation des conditions de travail, la dégradation de la formation (M@gistère).)
  • le retrait de la loi Macron (qui casse le code du travail, banalise le travail du dimanche, facilite les plans de licenciements et détruit les prud’hommes.)

 

 

La grève du 9 avril 2015, interprofessionnelle et intersyndicale, débouche sur une manifestation à Paris : Formulaire de réservation de place dans les cars FO (indiquez à quel arrêt vous monterez)

Important : les démarches réglementaires et formulaire de déclaration de grève

greve-9-avril.jpggreve-9-avril.jpg

 

 

 

 

 

Communiqué du 20/03 de l'Union FORCE OUVRIERE de la Manche (à venir)

Communiqué du SNUDI FO national

Affiche FO " Ca suffit ! " 

Communiqué intersyndical national FO, CGT, SUD et FSU

06 février 2015

Formation M@gistère Appel des syndicats SNUipp FSU 43 et SNUDI FO 43 à la suspension de la mise en œuvre

Appel des syndicats SNUipp FSU 43 et SNUDI FO 43

à la suspension de la mise en œuvre

Les syndicats SNUDI FO 43 et SNUipp FSU 43, réunis le 20 janvier 2015, ont fait le constat que la mise en place de la formation M@gistère posait de nombreux problèmes aux personnels :

  •  Formation continue au rabais qui ne correspond pas aux attentes et aux besoins des collègues
  • Convocations de réunions entraînant un allongement de la journée de travail
  • Heures de travail informel non comptabilisé
  • Mise en place d’un dispositif d’auto évaluation, ouvert de plus aux critiques des collègues
  • Processus de culpabilisation individuelle qui peut fragiliser certains enseignants
  • Absence de confidentialité lors des connexions internet (réseau social imposé)

 De plus, les syndicats constatent que la mise en place de cette formation va à l’encontre de l’avis du CHS CT D du 20 novembre 2012 qui a condamné la pratique de l’auto évaluation.

 Ils déplorent qu’à aucun niveau (ministériel, académique ou départemental) les CHS CT n’aient été saisis par l’administration pour étudier les conséquences de la mise en place de nouvelles technologies, comme la législation l’exige pourtant.

 En conséquence, les syndicats SNUDI FO 43 et SNUipp FSU 43 appellent les collègues à suspendre leur participation à cette formation M@gistère tant que l’administration n’a pas répondu aux divers problèmes soulevés.

 Ils demandent à l’administration, par respect pour les personnels, de suspendre également de son côté la mise en œuvre de cette formation M@gistère.

  Les syndicats SNUDI FO 43 et SNUipp FSU 43 proposent aux collègues d’adopter des prises de positions collectives dans les écoles (ou les secteurs) sur le modèle ci-dessous.

 

MODELE DE PRISE DE POSITION A RENVOYER AU SNUipp FSU 43 ou au SNUDI FO 43

 Les enseignants soussignés ….de l’école ( ou du secteur de ...) décident de répondre à l’appel des syndicats SNUipp FSU 43 et SNUDI FO 43. C’est pourquoi ils suspendent leur participation à la
formation M@gistère.

19 décembre 2014

Education prioritaire, dotations horaires Le dossier n’est pas clos !

Depuis plusieurs semaines la mobilisation des personnels des établissements en zone d’éducation prioritaire ne se dément pas. Elle  s’est encore confirmée le 17 décembre dans la manifestation de la région parisienne qui a réuni près de 2000 participants et dans les rassemblements qui ont eu lieu devant les rectorats en province.

Le communiqué de la FNEC FP FO :

communique_zep.pdf

18 décembre 2014

Compte-rendu rassemblement de Cherbourg-Octeville

Depuis plusieurs semaines la mobilisation des personnels des établissements en zone d'éducation
prioritaire ne se dément pas. Elle s'est encore confirmée mercredi 17 décembre.

COMPTE-RENDU RASSEMBLEMENT du mercredi matin 17/12 :
80% des collègues de Cachin étaient en grève aujourd'hui (déjà 90% vendredi dernier).
100% d'intention de grève avaient été déposées sur les écoles et collèges du réseau ECLAIR des Provinces.
Les écoles de la Polle, Doisneau et Jaurès maternelle étaient fermées avec 100% de grévistes.
De nombreux parents étaient présents.
Chaque défilé était animé de plusieurs bannières.
En tout, environ 150 personnes étaient présentes.
Les deux cortèges se sont rejoints devant la Mairie de Cherbourg-Octeville à 11h.
 
Prise de parole de l'intersyndicale : discours disponible ici.
Annonce d'action décidée en AG : rassemblement le samedi 17 décembre matin.

Coup de théâtre : une lettre de Mme la Ministre de l'EN, adressée à M. le Ministre de l'Intérieur est alors remise par M. Houllegatte, Maire de Cherbourg-Octeville aux organisations syndicales, puis en partie lue par M. le Maire aux personnes rassemblées sur la place de la République : lettre disponible ici.
Ce courrier double l'annonce ministérielle diffusée par la presse et sur le site du Ministère.
Mme Vallaud-Belkacem y annonce une réforme de l'attribution des moyens pour tous les établissements (indépendemment de l'éducation prioritaire). Cette lettre est floue sur beaucoup de points, nous exigerons des précisions et vous les diffuserons.
Le Maire ajoute : nous voulons dans le CARE (Contrat académique de réussite éducative) surveiller l'évolution du caractère prioritaire de la Polle et Fraternité et travailler avec le Ministère de l'EN pour offrir plus de moyens.
 
Les organisations syndicales enseignantes annoncent : le traitement particulier de La Polle et Fraternité est une première victoire de la mobilisation cherbourgeoise mais les revendications ne sont pas entendues !
 
On s'interroge donc sur la nature des moyens et sur leur pérénnité... Il est à craindre que les moyens évoqués par l'administration ne soient pas au niveau de ceux dont on dispose actuellement dans le cadre de la ZEP Cachin...
Comment accueillir décemment les élèves fragiles (PPRE passerelle...) au collège avec des temps de concertation fortement diminués ? Comment parler de maintien des moyens quand il ne s'agit que d'une fraction de maître+, que de quelques classes allégées, et quand dispaissent les dispositifs d'accompagnement zep (études dirigées, tutorat, taux d'encadrement vie scolaire...) ?
 
Pour FO, à Cherbourg-Octeville :
Des moyens sont annoncés pour 4 ou 3 ans (prime Zep) dans les écoles du quartier
MAIS
Il s'agit de museler les revendications !
On nie les besoins des équipes pédagogiques, les besoins des élèves !
Il n'y a plus de label "Education prioritaire" !
Il n'y a plus de réseau !
Il n'y a plus les moyens zep à Cachin !
 
La pédagogie de réseau, innovante, est belle et bien stoppée nette à Cachin et dans les écoles du quartier !
Mobilisation massive prévue dans un mois : le samedi 17 janvier 2015

Discours de Jean-Claude Mailly

DISCOURS

JEAN-CLAUDE MAILLY

16 décembre 2014

_____________________________________________

 

 

Nous sommes plus de 6 000.

 

Merci à tous d’être présents.

 

Merci aux unions départementales et fédérations d’avoir organisé des délégations.

 

Aujourd’hui, Place Vauban, à quelques encablures des ministères et de Matignon, FORCE OUVRIERE lance un avertissement au Gouvernement.

 

La crise n’en finit plus. Démarrée à la fin des années 70, avec des hauts et des bas, elle s’est profondément aggravée à partir de l’été 2007, il y a donc  maintenant plus de 7 ans. Il ne sert à rien de tourner autour du pot : c’est une crise du système capitaliste avec une captation des richesses produites, une capitulation des pouvoirs publics qui ont favorisé libéralisation, privatisation et déréglementation, un recul de la démocratie et une montée de la ploutocratie.

 

De renoncement en renoncement les gouvernements successifs au plan européen ont instauré l’austérité comme la solution unique, celle qui en fait protège la rente et fragilise celles et ceux qui n’ont que leur force de travail pour vivre.

 

J’entends déjà ceux qui vont dire que le secrétaire général de FORCE OUVRIERE a quelques références marxistes. Et oui mes chers camarades, je n’en ai pas honte, je pense même en être fier car, quoi qu’en disent les bien-pensants, les tenants de la pensée unique, des libéraux cathodiques ou le président du Medef, la lutte des classes est une réalité quotidienne que seuls les aveuglés ne peuvent voir ou constater.

 

Cela fait deux ans que nous expliquons que pratiquer une politique de rigueur ou d’austérité est triplement suicidaire, socialement, économiquement et démocratiquement.

 

Socialement parce qu’en France comme ailleurs cela remet en cause ou écorne les droits sociaux.

 

Economiquement parce que le résultat c’est l’absence de croissance, une augmentation de la dette publique, une explosion du chômage et des inégalités, un risque de déflation.

Démocratiquement parce que presque partout se développent des mouvements de rejet de l’autre, comme c’est toujours le cas dans les périodes de crise profonde qui leur servent de terreau.

 

Alors oui, il est plus que temps qu’au niveau européen soit mis fin aux dogmes stupides et que l’Europe apparaisse non comme la fiancée des marchés financiers mais comme la compagne du progrès social, économique et démocratique.

 

Européens nous le sommes, très critiques aussi – cela va de pair. C’est ainsi qu’avec nos camarades des autres pays nous revendiquons chaque année pendant 10 ans un plan de relance d’au moins 260 milliards d’euros par an.

 

De ce point de vue le plan dit Juncker est très largement insuffisant et essentiellement basé sur les capitaux privés, c’est-à-dire sur un rendement des placements guidant les choix à opérer.

 

Avoir accepté le pacte budgétaire européen – sans même rechigner – est une faute lourde qui corsète la politique économique et sociale suivie.

 

Comment expliquer autrement l’absence de coup de pouce au Smic, le gel du salaire des fonctionnaires, l’appel aux rémunérations hors salaires, par nature aléatoires et flexibles ?

 

Comment expliquer autrement le recul incessant du service public républicain dans son rôle et ses missions ?

 

Comment expliquer aussi, au-delà des critères politiques, la réforme territoriale en cours qui affaiblit les collectivités tout en remettant en cause l’unité républicaine ?

 

Tout cela confirme une seule logique : accepter une politique économique libérale conduit à l’autoritarisme social.

 

Tout en se disant partisan de la formule floue du dialogue social, le gouvernement la pratique à l’économie. Ainsi va-t-il réunir les interlocuteurs sociaux pour faire le point sur la loi dite de sécurisation de l’emploi qui a fait suite à l’ANI de 2013 que FORCE OUVRIERE a combattu.

 

Quand on sait ce qu’il y a dans les tuyaux (2 ans de maintien dans l’emploi c’est trop long et il faut plafonner les indemnités de licenciement dans les jugements) on mesure qu’une loi déjà très libérale ne l’est pas encore assez et qu’il faut aujourd’hui ajouter de la flexibilité à la flexibilité, de la précarité à la précarité.

 

Pour donner des gages, conformément aux pactes signés, à la commission européenne il faut dès lors s’engager sur des réformes dites structurelles qui ne sont que des contre réformes sociales.

 

Qui peut croire sérieusement un seul instant que :

 

·        La remise en cause des seuils et des IRP favorisera l’emploi ;

 

·        Que pour embaucher il faut d’abord licencier allègrement et en toute liberté patronale ;

 

·        Qu’élargir le travail le dimanche ou le soir créera de l’emploi et émancipera les salariés ?

 

·        Que les heures supplémentaires sont trop payées et qu’il faut donc pouvoir remettre en cause les 35 heures ?

 

·        Qu’il faille remettre en cause la justice prud’homale.

 

Nous pourrions allonger la liste.

 

Ce sont là des erreurs économiques, sociales et historiques. Ce sont des renoncements démocratiques et républicains.

 

Considérer que l’orientation économique prioritaire c’est l’allègement du coût du travail et la réduction systématique des dépenses publiques et sociales, c’est commettre le même type d’erreur et de faute que dans les années 30.

 

Le succès de FORCE OUVRIERE aux élections dans la Fonction Publique est aussi, mes chers camarades, un succès pour les valeurs républicaines.

 

Nous gardons et renforçons notre première place dans la Fonction Publique d’Etat avec des progressions notables dans différents secteurs tels l’Education Nationale, les Finances, l’Ecologie, la Défense ou la Poste. Nous progressons dans l’Hospitalière et dans la territoriale.

 

FORCE OUVRIERE est la seule des trois grandes confédérations à progresser dans les 3 Fonctions Publiques.

 

C’est le fruit de nos positions et de la campagne menée par les militantes et militants, un vrai travail de terrain qui est la base existentielle de syndicalisme.

 

C’est aussi la cohérence depuis années de nos positions, analyses et revendications à la fois vis-à-vis des agents publics mais aussi des usagers citoyens avec la défense du service public républicain.

 

Et ce combat pour la république sociale ne s’est pas arrêté le jour des élections le 4 décembre 2014. Nous allons le poursuivre tant il est essentiel.

 

Au cours des nombreuses visites de sites ces dernières semaines, nous avons pu mesurer nombre de disfonctionnements ou reculs préjudiciables :

 

·        Des soignants contraints de travailler 3 week-ends sur 4 ;

 

·        Des contrôleurs sanitaires qui ne sont plus en mesure de contrôler la qualité des viandes, ce qui augure de nouveaux scandales à venir ;

 

·        Des fermetures nombreuses de sites publics, par exemple dans les Finances :

 

·        des réductions drastiques dans la Défense ;

 

·        des inquiétudes fortes dans l’Education Nationale avec la territorialisation ou des problèmes de sécurité possibles pour les enfants avec la pétaudière des rythmes scolaires.

 

Les exemples de remise en cause pullulent malheureusement.

 

Les bons résultats dans le privé nous confortent également sur le bien-fondé de nos analyses et revendications, celles du syndicalisme libre et indépendant. Je ne citerai qu’un exemple, celui d’Airbus où nous avons fortement progressé à Nantes, Saint-Nazaire et Toulouse, Toulouse où FORCE OUVRIERE a accru son score de 11,8 points pour atteindre aujourd’hui plus de 57% !

 

Mes chers camarades, à l’heure où le patronat descend dans la rue en posant des cadenas à Bercy, le cadenas étant, je le rappelle, une preuve d’amour, à l’heure où pourtant le gouvernement répond largement à ses attentes il est plus que temps de rappeler quelques positions et revendications fondamentales.

 

Mettre fin à l’austérité est aujourd’hui une ardente obligation. Aujourd’hui cela doit passer prioritairement par :

 

·        Une augmentation du Smic et du point d’indice et, dans la foulée, une renégociation des minima conventionnels, des classifications et des grilles. Refuser le coup de pouce au Smic sous prétexte que la politique menée est celle de l’allègement du coût du travail et que compte tenu des exonérations de cotisations patronales, toute augmentation du Smic coûte cher à l’Etat est inadmissible et c’est un véritable mépris pour les salariés.

 

Je rappelle la revendication de FORCE OUVRIERE : un Smic à 80% du salaire médian, soit aujourd’hui, 1 780 euros bruts/mois.

 

·        Une remise à plat de toutes les exonérations de cotisations patronales dont la pertinence n’est pas démontrée et qui transfère le coût des entreprises vers les ménages.

 

·        La mise en place d’une grande réforme fiscale basée sur la justice et l’équité tant pour les citoyens que pour les entreprises.

 

·        La fin des réductions de dépenses dans le service public qui pénalisent à la fois les fonctionnaires et les usagers. Il n’y a pas de république sans service public et de service public sans agents du service public.

 

·        L’arrêt des réformes telles que la réforme territoriale qui de la constitution de grandes régions au découpage surprenant, à la remise en cause des départements et de nombreuses communes va éloigner le service public des usagers et accroître le sentiment d’abandon républicain.

 

·        Le renforcement de la politique industrielle qui, à l’opposé de l’erreur sur l’allègement du coût du travail, doit mettre l’accent sur l’innovation, l’investissement, la recherche et l’éduction.

 

·        La réorientation de toutes les aides publiques aux entreprises.

 

S’agissant d’argent public, l’existence de contreparties impose des aides ciblées avec engagement réciproque et contrôle, ce que ne sont bien entendu ni le CICE, ni le pacte de responsabilité.

 

Un pacte de responsabilité et d’austérité dont nous demandons le rejet ou le retrait.

 

Dès le début nous avons expliqué qu’il n’y aurait pas de contreparties, que les 41 milliards d’euros d’aides aux entreprises sur 3 ans, financés par 50 milliards d’euros de réduction des dépenses publiques et sociales, étaient un gaspillage et une erreur économique.

 

Tout miser sur l’allègement du coût du travail et s’inscrire dans la marche infernale du dumping social, c’est remettre son avenir dans la main des marchés et attendre de l’extérieur, c’est-à-dire des autres, une clémence et une relance.

 

L’ancrage dans le libéralisme économique, la dérive vers le système anglo-saxon sont contraires aux valeurs républicaines et à la république sociale. C’est la primauté de la liberté individuelle contre la liberté collective, c’est la liberté du renard dans le poulailler.

 

Quelle est la position du gouvernement dans les négociations internationales comme le TTIP ou l’accord UE/Canada ? Va-t-il accepter la remise en cause de normes sanitaires, sociales et environnementales et donner, d’une certaine manière, aux multinationales le pouvoir de sanctionner les Etats ?

 

Pour le moment c’est plus que flou et quand c’est flou, il y a un loup !

 

Et que penser du projet de loi de M. MACRON, un projet de loi mêle tout qui contient des dispositions socialement inacceptables et dont le Conseil d’Etat déplore l’absence sérieuse d’étude d’impact. Ce n’est pas un projet de progrès et de liberté mais de régression et de libéralisme !

 

C’est notamment le cas s’agissant du travail le dimanche. Penser un seul instant que cela créera de nombreux emplois relève de l’aveuglement et de l’idéologie. Non seulement le pouvoir d’achat n’est pas extensible en fonction des heures d’ouverture, mais un magasin crée éventuellement de l’emploi si ses concurrents sont fermés. Cela s’appelle capter la clientèle.

 

Dans le projet de loi en discussion, non seulement on passerait de 5 à 12 dimanches par an, mais on passerait de dérogations sectorielles – condamnés par le BIT – à des dérogations géographiques aux contours aussi flous que la réforme territoriale. Et le projet en cours n’est toujours pas, selon nous, conforme à la convention 106 de l’Organisation Internationale du Travail.

 

Au final, ce serait une marche de plus vers la banalisation et un frein à l’émancipation et à la vie privée.

 

Dire, par ailleurs, qu’il doit y avoir compensation pour les salariés sans fixer le plancher cela risque de s’appeler de la compensation virtuelle ou à minima.

 

Quant au volontariat, qui peut penser qu’on est libre de refuser quand on cherche un travail ?

 

Il faut franchement vivre en dehors du temps et de l’espace, hors de la vie de tous les jours, pour prôner l’extension du travail du dimanche.

 

Ce projet de loi qui risque d’agir comme une bombe à fragmentation traite aussi de l’épargne salariale (ce qui privera la Sécurité sociale de recettes), de la privatisation du permis de conduire et d’aéroports, des procédures de plans sociaux.

 

 Par ailleurs, pour un gouvernement qui se dit soucieux de la transition énergétique, il faudra que le Ministère de l’Ecologie étudie le bilan carbone du projet de loi Macron avec la multiplication des autocars et l’extension de l’ouverture des magasins.

 

Dernier point que je veux souligner : l’avenir de la protection sociale collective. Celle-ci répond aux valeurs républicaines d’égalité et de fraternité.

 

Elle organise la solidarité en ne se contentant pas de l’émotion.

 

Amortisseur social, elle est aussi facteur d’emplois directs et indirects tant elle assure à nombre de professions et d’activités des débouchés en grande partie socialisés au plan financier.

 

Préserver et consolider la Sécurité sociale, l’esprit et les objectifs de 1945 est aujourd’hui aussi un objectif qui vient en contradiction avec le libéralisme économique.

 

C’est le cas quand le gouvernement veut remettre en cause l’universalité des Allocations familiales, ce qui peut par ailleurs servir de cheval de Troie à tous ceux qui veulent faire la même chose avec l’Assurance maladie.

 

Ce jour-là ce sont les assureurs qui auront gagné, les inégalités qui se développeront et la Sécurité sociale qui sera assassinée. Jamais FORCE OUVRIERE ne l’acceptera.

 

Allocations familiales, Assurance maladie, retraites, tous les risques sont concernés.

 

43 ans pour la génération 73 pour avoir une retraite à taux plein est inacceptable.

 

Les tendances à remettre en cause le paritarisme sont tout aussi inacceptables.

 

Si demain le patronat n’envisage le maintien des retraites complémentaires qu’en diminuant les prestations et en augmentant l’âge, c’est qu’il n’est plus attaché au paritarisme. Le fait que les représentants du Medef dans les retraites complémentaires soient issus du monde des assurances privées est d’ailleurs en soi inquiétant et révélateur.

 

Confier la protection sociale au secteur privé, c’est tuer la Sécurité sociale ou en faire un minimum, c’est laisser les inégalités exploser, c’est faire de l’assistance ou de la charité la bonne conscience du profit.

 

Les négociations, sur ce qu’on appelle la modernisation du dialogue social, se heurtent aujourd’hui à un double diktat patronal : l’inversion de la hiérarchie des normes et la fusion des institutions représentatives du personnel, sans pour autant prévoir un mécanisme simple pour améliorer les droits des salariés des TPE.

 

Politique économique, république, démocratie, pouvoir d’achat, emploi, stratégie industrielle, principe de faveur, protection sociale collective, les menaces ne manquent pas.

 

Le mano à mano du gouvernement et du Medef, au-delà des soubresauts de communication, est de ce point de vue révélateur.

 

Oui l’existence des classes sociales est une réalité.

 

Oui quand la négociation n’aboutit pas, c’est l’action qu’il faut envisager.

 

C’est aussi ce qui se passe au Royaume-Uni, en Italie ou en Belgique récemment.

 

Aujourd’hui 16 décembre 2014, au nom de FORCE OUVRIERE, j’adresse un avertissement au gouvernement. La politique économique menée est éloignée des besoins et attentes des salariés actifs, chômeurs ou retraités.

 

Les revendications sont connues mais non entendues.

 

Il arrive un moment où la démocratie peut être en danger. Nous ne sommes pas devins, nous sommes réalistes.

 

Si nous en sommes conscients, d’autres le sont, au plus haut niveau.

 

La seule question qu’il faut alors se poser, en France comme ailleurs : c’est pourquoi continuent-ils cette politique économique, démocratiquement mortifère ?

 

Dire les choses et faire ce que l’on dit est notre règle à FORCE OUVRIERE.

 

Pour une confédération fondamentalement libre, indépendante, attachée aux valeurs républicaines et à la démocratie, la responsabilité est de dire stop. Ce que les femmes et les hommes font, ils peuvent aussi le défaire et faire autre chose.

 

Si cet avertissement au gouvernement comme au Medef n’est pas entendu, nous n’en resterons pas là.

 

Aujourd’hui 16 décembre 2014 c’est une étape dans la construction du rapport de forces.

 

Nous n’excluons rien pour les semaines et les mois à venir et notre congrès confédéral sera un moment important.

 

De l’avertissement à la préparation d’une journée de grève interprofessionnelle il n’y a qu’un pas.

 

Si nécessaire, nous sommes prêts à la préparer, dans l’action commune si possible.

 

Vive la liberté.

 

Vive l’indépendance.

 

Vive la république sociale.

 

Vive FORCE OUVRIERE.

 

On me dit que nous sommes près de 8 000, Place Vauban !

 

Bon retour à toutes et à tous.

 

 

16 décembre 2014

L’IA-DASEN ne veut pas entendre nos revendications !

Réunion du 15/12/14 sur la nouvelle carte de l'éducation prioritaire à Cherbourg

La « table ronde » à la Mairie de Cherbourg hier soir lundi 15 décembre 2014 a regroupé « côté tribune » M. Houllegatte, Mme Thieulent, Mme André, Mme Marguerin et   M. Lhuissier ; « côté salle » des parents d’élèves, des enseignants de Cachin, de Doisneau, de Jaurès et d’autres écoles, des représentants des syndicats. De nombreux parents et collègues soutenaient la délégation à l’extérieur.

 

Les revendications n’ont pas été entendues, l’IA-DASEN est resté sur ses positions : selon lui, les critères de classement ou de déclassement en REP sont indiscutables, Cachin et les écoles du quartier doivent sortir de l’éducation prioritaire.

L’IA-DASEN n’a pas voulu éclaircir les critères et n’a pas répondu lorsqu’il a été souligné que les chiffres retenus correspondaient à ceux de l’année 2012, que depuis lors, les indicateurs avaient encore plongé dans ces quartiers ! La Mairie a fourni à l’IA-DASEN des pistes d’autres critères forts à prendre en compte.

L’IA-DASEN a reconnu que la politique de la ville et celle de l’éducation prioritaire du Ministère ne se superposaient pas mais il n’apporte aucune solution.

L’IA-DASEN a réfuté les difficultés de Cachin en s’appuyant sur des chiffres remis en cause par l’assemblée des parents, des enseignants et de la municipalité.

Devant les chiffres concordants de la municipalité et des directeurs d’écoles, l’IA-DASEN a reconnu les difficultés du terrain des écoles Doisneau, Jaurès , La Polle et Fraternité, il a reconnu que les moyens allaient perdurer quelques temps, mais il a affirmé la sortie de l’éducation prioritaire, la perte du label, car il n’était manifestement pas venu pour écouter les arguments et les revendications.

Les parents et les enseignants ont exprimé leur crainte de voir la mixité sociale qui s’est lentement construite remise en cause par le retrait du label et des moyens : l’IA-DASEN a nié les difficultés observées à Cachin…

Les enseignants ont démontré l’importance à tous niveaux du travail en réseau qui s’est engagé depuis des années dans le réseau prioritaire : l’IA-DASEN n’a pas écouté notre revendication de pérenniser ce qui permet ce travail en réseau. Sa solution pour le travail en réseau ? Le conseil école-collège !

 

Dans un réseau prioritaire qui fonctionne bien, où les équipes s’investissent, où les parents accordent leur confiance, où les projets et la pédagogie font montre d’un réel dynamisme… l’IA-DASEN s’apprête à retirer sans ciller à la fois la reconnaissance et les dispositifs flag.re...fondation.jpgd’organisation.

 

Mme Thieulent a proposé à l’IA-DASEN de venir dans les écoles Jaurès, Doisneau et la Polle pour qu'il se rende compte de la réalité du terrain. Il a botté en touche en disant que Mme Marguerin le représentait lors de ses visites.

A la fin de la réunion, les élus de la municipalité de Cherbourg-Octeville ont remis un dossier regroupant tous nos arguments.

M. Houllegatte a précisé que la municipalité de Cherbourg-Octeville ne signerait pas en l'état de document l'engageant avec les représentants de l'Éducation nationale.

La réunion s’est achevée sur une fin de non-recevoir de la part de l’IA-DASEN, sans engagement à étudier le dossier remis par M. le Maire ni à négocier avec les parents et enseignants.

 

FO a assisté à un monologue, un fait du prince qui ne fait que nous conforter dans nos revendications !

Le jour où la nouvelle carte de l’éducation prioritaire sera examinée par le Comité technique ministériel :

mercredi 17 décembre

Rassemblement  à 11h

devant la Mairie de Cherbourg.

 

 

12 décembre 2014

Mobilisation contre la nouvelle carte de l'Education prioritaire

Le SNUDI FO (1er degré) et le SN FO LC (2nd degré), dénonçant les conséquences du pacte de responsabilité qui contraint de manière dramatique les budgets,
s'associent à Sud, la FSU, la CFDT et l'UNSA pour obtenir la plus large mobilisation possible contre la sortie de l'éducation prioritaire du collège Cachin, des écoles Doisneau et Jaurès maternelle et élémentaire et pour l'extension du réseau aux écoles Fraternité et la Polle.

Aucune école, aucun établissement ne doit perdre de classe !
Aucune classe, aucun enseignant ne doit perdre de moyen !

 

Sur ces revendications, le collège Cachin a été massivement gréviste vendredi 05/12 et la mobilisation prend de l'ampleur...

M. L'IA-DASEN est convié lundi en Mairie à une réunion élus/enseignants/parents.
Nous y serons !
RASSEMBLEMENT LUNDI 15/12 18h15 devant la MAIRIE de Cherbourg.


ENVOYEZ AUJOURD'HUI (dernier délai vendredi 12 décembre minuit depuis votre messagerie académique) votre déclaration préalable d'INTENTION DE GREVE
pour refuser la nouvelle carte de l'Education prioritaire : soutenons les collègues du Réseau ambition réussite
en protestant à leurs côtés !
RASSEMBLEMENT DES GREVISTES MERCREDI 17/12 à 11h devant la MAIRIE de Cherbourg.

 

Le Bureau du SNUDI FO.

le formulaire de déclaration d'intention de grève aussi disponible >>> ici <<< à renvoyer depuis votre compte de messagerie électronique académique dit "mél ouvert",
- l'appel intersyndical au rassemblement de lundi et à la grève de mercredi est lisible >>>ici<<<
 

24 octobre 2014

Rassemblement national FO le 16 décembre

DECLARATION DE LA COMMISSION EXECUTIVE CONFEDERALE

 

 La Commission Exécutive Confédérale FO s’est réunie le 24 octobre 2014.

 ·         Face à la dégradation continue de la situation économique et sociale en termes de salaires, d’emploi, de précarité, de protection sociale collective et de services publics républicains ;

 ·         Face à la rigueur budgétaire et aux attaques du gouvernement en matière de droits des chômeurs, de seuils sociaux, de travail le dimanche, de contrat de travail unique ou d’allocations familiales ;

 ·         Contre le pacte de responsabilité avec, d’un côté 41 milliards d’euros d’aides globales non ciblées aux entreprises, d’un autre 50 milliards de réduction des dépenses publiques et sociales qui auront un effet récessif accentuant la logique d’austérité ;

 La Commission Exécutive Confédérale décide d’un rassemblement national FO en extérieur à Paris, le 16 décembre 2014.

 Pour la Commission Exécutive, il s’agit, avec cette étape, de contribuer à tout moment à la construction du rapport de forces nécessaire pour faire entendre les attentes et revendications des salariés actifs, chômeurs et retraités.

 Dans la construction de ce rapport de forces, d’autres initiatives seront discutées, y compris au congrès confédéral de FO, dont une manifestation nationale et un appel à 24 h de grève interprofessionnelle.

02 juin 2014

Pas de revalorisation indiciaire, pas d'amélioration des traitements...

Aux revendications claires de FO (8 points de rattrapage plus 50 points de revalorisation, intégration des indemnité dans le traitement), le gouvernement répond aujourd'hui qu'il n'augmentera ni ne réindexera les traitements, mais qu'il va calquer sur le public les mesures envisagées pour le privé : alléger les cotisations PC et retraite...

Pour FO, le gouvernement ne donne pas la bonne réponse : avec encore moins de financement, comment continuer à payer les pensions des retraités, les allocations ?

Par ces réponses indirectes, la protection sociale continue d'être mise en difficulté : dans quel but ? Aboutir à sa remise en cause fondamentale ?... Les agents de la Fonction publique, très largement attachés à ce progrès, à cet outil de justice qu'est la protection sociale, ne doivent pas accepter qu'on la sape !

 

1er document : le tract intersyndical (peu alarmiste quant à la situation) : 142805_cp_commun_ff_pouvoir_achat.pdf

 

2e document : la réaction de l'Uiafp FO au projet gouvernemental :
2014-05-28 REUNION AVEC MDREFP SUR LES COTISATIONS SALARIALES.pdf

 

 

14 mai 2014

Le pacte de responsabilité et le pacte d’austérité ne font qu’un

L’Éditorial de Jean-Claude Mailly
du mercredi 14 mai

Ceux qui, y compris dans le mouvement syndical, acceptent le pacte de responsabilité/solidarité décidé par le président de la République, acceptent dans le même temps la réduction des dépenses publiques et sociales de 50 milliards d’euros sur trois ans.

Il suffit, pour s’en convaincre, d’entendre le président de la République expliquer que pour financer l’allégement du coût du travail et les réductions d’impôt pour les entreprises, il faut obtenir les 50 milliards d’euros. Le pacte de responsabilité et le pacte d’austérité ne font qu’un !

Le cumul des pactes constitue un véritable fromage pour les entreprises. Dans les 50 milliards d’euros annoncés, auxquels il faut ajouter 4 milliards sur 2014, les entreprises gagneront, en plus du CICE (20 milliards l’an prochain), 10 milliards d’exonération de cotisations patronales et près de 8 milliards de réductions fiscales. Soit, au total, 38 milliards d’euros. Sur toute la période 2012-2017, compte tenu des augmentations d’impôt au départ, elles devraient engranger 26 milliards d’euros. A contrario, sur toute la période également, les ménages devraient être impactés de 23 milliards d’euros, entre les augmentations fiscales et les pressions sur les prestations !

Il faut ainsi souligner que le gel des prestations sociales (hors minima sociaux) et le gel des salaires vont par définition diminuer le pouvoir d’achat. Un fonctionnaire de catégorie C (qui gagne moins aujourd’hui qu’en 2010 compte tenu de l’augmentation des cotisations) perd, avec le gel, 100 euros par mois sur un salaire de l’ordre de 1 410 euros.

Si tout cela ne constitue pas une accentuation de l’austérité, autant expliquer qu’il fait soleil quand il pleut ! Si tout cela est marqué du sceau de la justice sociale, autant expliquer que l’accroissement des inégalités serait une vertu jauressienne !

Quant aux « contreparties » du pacte de responsabilité, en matière de rémunération on a la réforme du président du MEDEF : il faut un sous-SMIC temporaire et de la modération salariale !

Tout cela n’est ni acceptable, ni juste, ni progressiste. Pire, les effets à court terme risquent d’être récessifs car la réduction des dépenses publiques et sociales et le gel des prestations vont planter la consommation, l’investissement et donc l’activité économique et l’emploi.

Pour les ménages, lourdement mis à contribution, la confiance va en prendre un coup et ce pacte régressif risque d’avoir un effet dépressif.

06 mai 2014

La MLDS*, poisson-pilote de la destruction des diplômes et des statuts ?

* MLDS = Mission de Lutte contre le Décrochage Scolaire

La FNEC-FP-FO a participé pour la deuxième fois au groupe de travail ministériel sur la MLDS
qui devait définir un « référentiel spécifique de missions/fonctions » des personnels enseignants
contribuant à la MLDS.

Le Ministère a de nouveau affirmé sa volonté de créer une nouvelle certification professionnelle
destinée « à préparer à l’exercice des fonctions ». Cette certification s’appuierait « sur le travail
de construction du référentiel, précisant notamment les compétences attendues en matière de
conseil, d’expertise et d’ingénierie de formation ».

Le ministère prétend instaurer, pour ces personnels, de nouvelles règles en matière de mobilité
qui pourraient être « une procédure de gré à gré entre académies, avec accord de l’académie
d’accueil ».

Le ministère propose également que les personnels de la MLDS soient soumis à des « lettres de
mission [établies] par le chef d’établissement » pouvant donner lieu à une reconnaissance
indemnitaire.

FO n’est demandeur ni d’un référentiel, ni d’une certification pour le décrochage scolaire qui ne
répond en aucun cas à nos revendications et concourre à l’individualisation des droits, des
affectations, des missions, des rémunérations.

Tout au contraire, pour la FNEC-FP-FO, le traitement du décrochage scolaire passe d’abord par la
diminution des effectifs par classe, le rétablissement et l’augmentation du nombre de
dédoublements, le recrutement des personnels d’éducation, d’orientation, médicaux et sociaux, le
rétablissement des RASED, la consolidation et le développement des structures spécialisées type
SEGPA et EREA.

Pour FO, l’Etat ne peut se décharger de ses responsabilités en faisant faire plus, dans un cadre
déréglementé, aux personnels.

FO a demandé lors de son audience auprès du ministre, le 24 avril, que les textes qui déclinent la
loi de refondation ne soient pas publiés et que les discussions soient réouvertes.
Pour FO, ces mesures s’inscrivent dans le détricotage du statut général et des statuts particuliers
de la fonction publique. Elles déclinent dans l’éducation nationale les 18 milliards exigés de
« réduction des dépenses » édictées par le pacte de responsabilité.


La FNEC-FP-FO appelle les personnels à se réunir ensemble dans les écoles, les
établissements et les services pour décider la grève le 15 mai 2014 et exiger :

  • le retrait du pacte de responsabilité et sa réduction de 50 milliards d’euros de dépenses publiques qui l’accompagnent,
  • l’augmentation immédiate de 8 % de la valeur du point d’indice et l’attribution de 50 points
    d’indice sur l’ensemble de la grille indiciaire,
  • le retrait des décrets modificatifs des obligations réglementaires de service des professeurs
    (décrets du 25 mai 1950, décret du 24 janvier 2013), la non publication de tous les textes qui
    réécrivent les missions des personnels.
  • le maintien du statut général et des statuts particuliers.
 

Image allongee elections 2014