Tract grève Fonction publique du 26 janvier : pourquoi faire grève ? (21 janvier 2016)

Le tract départemental d'appel à la grève  est ici : tract MANCHE 26 janvier2016.pdf

Appel intersyndical unitaire dans le 1er degré : ICI

Prenez connaissance de l’appel national unitaire (FO , CGT, SUD) : ICI

 

Pourquoi faire grève le 26 janvier ?

- Pour l’augmentation du point d’indice de 8 % au moins,

- Contre le gel des salaires,

- Pour l’abandon des réformes territoriales, du collège, de la santé, des rythmes scolaires …

- Pour l’abandon du projet de décret sur les obligations de service des PE

- Contre la convention Elus/Rectorat de gestion des postes d’enseignants

Prenez connaissance de l’appel national unitaire (FO , CGT, SUD) : ICI

La mobilisation s’amplifie. La FSU a exprimé son soutien et le SNUipp a lancé un appel national à la grève.

D’autre part, 15 syndicats du 2nd degré appellent également à la grève le 26 janvier pour l’abrogation de la réactionnaire réforme du collège.

Votre déclaration d’intention de grève doit parvenir à votre IEN AVANT samedi 23 janvier minuit,

par courrier, par fax ou par mail (en utilisant impérativement votre messagerie professionnelle en prénom.nom@ac-rouen.fr).

STOP à la baisse du pouvoir d’achat et à la diminution du salaire net !

L’évolution du salaire des enseignants

Rappelons que la carrière (grille indiciaire) des PE est identique à celle des professeurs certifiés.

En 1982 un professeur certifié en début de carrière percevait 1,8 fois le SMIC. En 2012, il percevait seulement 1,13 fois le SMIC.

En 1982, un professeur certifié en fin de carrière percevait 3,48 fois le SMIC. En 2012, il percevait seulement 2,54 fois le SMIC.

Depuis 2010, notre salaire net baisse chaque année

Depuis 2010, notre salaire net baisse chaque année en raison de l’augmentation continue de la retenue pour pension résultant de la contre-réforme des retraites ; pour mémoire, la cotisation « retraites » est passée de 7,85 % en 2010 à 9,94 % en 2016 et la contre-réforme prévoit 11,10 % d’ici 2020.

En septembre 2010, un Professeur des Ecoles adjoint au 6ème échelon percevait 1 804,90 € net mensuels (en zone 3).

En janvier 2016, il ne touche plus que 1 757,97 €, soit une diminution nette mensuelle de 46,93 € alors que les prix n’ont cessé d’augmenter !

Si les traitements avaient suivi l’inflation de 8 % enregistrée depuis 2010, un PE au 6e échelon percevrait aujourd’hui 1 949,29 € par mois, soit 144,39 € de plus qu’en 2010.

Et le ministère de l’Education Nationale avec l’appui de certains syndicats, a osé présenter l’ISAE, c’est à dire les 2 X 200 € brut soit 340 € net (pour une année !) comme un cadeau grandiose, alors que cela ne compense même pas les pertes !

En Allemagne, en Grande Bretagne et en France

Quand un Professeur des Ecoles gagne 31 163 euros en moyenne tout compris, son collègue britannique perçoit 38 654 euros et son homologue allemand, 52 417 euros ! (source OCDE)

Budget 2016

Au budget de l’Education Nationale, 116 millions sont prévus pour « reconnaître l’engagement des personnels » et « revaloriser » la rémunération, soit 9 € mensuels par personnel.

Et pourtant, de l’argent, il y en a… L’État lui-même abonde les dividendes des actionnaires avec le « Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi » !

La manne du CICE

Le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) est une mesure du gouvernement Ayrault pour soutenir les entreprises. Cela représente 20 milliards d’euros par an pour l’État.

Le résultat a été une explosion des dividendes versés aux actionnaires, ce crédit d’impôt permettant aux entreprises de colossales économies sur les rémunérations des salariés et non à restaurer les investissements et la compétitivité, comme cela avait été prétexté pour justifier ces cadeaux du Trésor public aux grandes entreprises.

Pour nos salaires, contre l’austérité, tous en grève mardi 26 janvier !

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